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L'Eglise Romane Imprimer Envoyer
Dimanche, 20 Décembre 2009 11:50

Thumbnail imageL'église romane, date pour l'essentielle du XI ème XII ème siècle. A l'origine elle était dédiée à la vierge Marie ( MARIA) en minuscule gothique au-dessus de l'entrée de l'église. Elle s'élève sur l'emplacement d'un sanctuaire païens peut-être celtique. Avec l'arrivée des moines à Haslach, la région fut évangélisé, et un sanctuaire en pierre fut élevé, en remplacement d'un sanctuaire en bois. Il nous reste le très beau soubassement autour de la nef d'origine probablement pré-roman ( ? ).

La nef plafonnée à vaisseau unique, partie la plus ancienne, avec ses fenêtres haut placés, garde une pénombre mystique que nous rencontrons dans les églises romanes.

La porte d'entrée remaniée au XV ème siècle, avec ré-emploi de l'ancienne porte romane, était barricable avec une poutre coulissant dans l'épaisseur du mur, dispositif encore reconnaissable de nos jours.

Les deux enfeus coté Nord se prêtent à des interprétations différentes, tombes de chevaliers par exemple, mais la version la plus probable c'est qu'il s'agirait de deux chapelles latérales, mais là encore seule des fouilles au Nord du cimetière peuvent nous renseigner.

Le chœur très décentré par rapport à la nef, renferme la tombe du chevalier Hans von Mittelhausen et de Ephrosina von Schauenburg, ainsi que le clocher qui déborde largement dans la nef , offre au lieu de culte une disposition unique et rare en Alsace.

Le clocher roman dont l'accès se fait par les combles de la nef, ici se trouve à mi-hauteur comme dans les donjon des châteaux-forts, la porte située dans l'encoignure était à l'abri des coups de bélier, faute de recul, un assaillant ne pouvait la défoncer; Il est certain qu'il avait une fonction défensive. Sur une vue datant de 1551, le cocher était surmonté d'un étage en encorbellement (comme à Crastatt) disparu durant la guerre de 30 ans.

A l'extérieur nous remarquons au niveau du premier étage des mascarons ( Schrekenmasken ), censés éloignés les démons...tout en haut du clocher deux baies géminés.

Le cadran solaire restauré date de 1571. Le célèbre horloger de la cathédrale Schwilgué de Strasbourg est lui aussi passé pas là,au début du XIX ème Siècle, et nous a légué un chef d'œuvre d'horlogerie, démonté à l'heure actuel.

Dans le clocher est conservé une cloche du fondeur N.C. ( ? ) 1552, la seule dans le Bas-Rhin, trois conservés dans le Haut-Rhin du même fondeur.

Thumbnail imageL'église renferme des orgues d'origine Jean-André Silbermann 1747, que la commune avait acquisse pour 800 louis d'or. Du devis Silbermann, nous relevons 1 clavier, 8 jeux, pas de pédalier. Il s'agissait d'un petit orgue pour accompagner l'assemblée lors du culte dominical, malheureusement sacrifié sur l'autel de la modernité en grande partie, car transformé par les Frères Link de Giengen an der Brenz en 19O8. Mais ce qui fait l'originalité de notre orgue, outre le beau buffet Silbermann et environ 11% de sa tuyauterie d'origine, la paroisse ayant des moyens limitées à cette époque, des tuyaux de récupération d'Allemagne du Sud,( unique dans l'Est de la France) y on été placés.

Le simultaneum. Louis XIV Roi de France imposa le partage de toutes églises protestante, là où dans une localité 7 familles catholiques été présentes. Il fut introduit à Balbronn en 1687, avec l'installation de fonds baptismaux, et l'interdiction de l'accès au chœur pour les protestants.
Ce triste simultaneum pris fin en 1905, date de la construction de l'église catholique.

En 1908, sous l'égide du Pasteur Kiefer, l'église fut restaurée, et ses caractéristique respectés. De magnifiques vitraux remplacèrent les anciens sans grande valeurs, tous exécutés par Fritz Geiges de Freiburg im Breisgau dans l'esprit du XV ème siècle.

Thumbnail imageLa chaire de théophile Klem de Colmar, la seule qu'il exécuta pour une église protestante dans le style gothique tardif, avec des créneaux sur l'abat-voix ( ein feste Burg ist unser Gott )..., avec l'inscription «Selig sind die Gottes wort hören und bewahren». Tout le mobilier date de 1908. Pour l'autel ré-emploi du maître autel catholique ou bon nombres de Messes y ont été lues. Des peintures de Schilling dans les voûtes du chœur et au plafond de la nef.

( Schimberlé Eddy 2009 - Visitez le blog )